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Newsletter N°5 - 22 avril 2008
Un autre regard sur la colère
De toutes les émotions, la colère est l’une des plus mal
aimées, elle est socialement très stigmatisée. Nombreux ont été nos parents et
nos éducateurs qui nous ont appris très tôt qu’il n’était pas convenable de
nous mettre en colère. Beaucoup d’entre nous avons alors choisi d’intérioriser
cette colère (et les autres d’entrer en rébellion ouverte en l’exprimant avec
force !).
Cette attitude parentale
vis-à-vis de notre colère nous a d’ailleurs certainement été utile, nous savons
en effet combien il est parfois difficile de côtoyer de grands colériques, ces
personnes qui s’emportent pour un rien, quelles que soient les magnifiques
qualités qu’elles peuvent posséder par ailleurs. En refoulant ou en réprimant cette
émotion peu présentable, nous nous sommes donc rendus fréquentables !
En attendant, il nous est resté de cela, en tant qu’adulte,
que nous avons beaucoup de colère intérieure, pour d’autres beaucoup de colère
manifestée avec violence, et qu’il est très difficile de l’exprimer de manière
socialement bien acceptée. Ceci nous a souvent amené à considérer cette émotion
comme un poids dans notre vie, voire une ennemie.
Il n’est cependant pas trop tard pour nous réconcilier avec
elle. Alors que pouvons nous faire ?
A l’évidence, la seule
prise de conscience de l’existence de notre colère n’est pas suffisante pour nous
aider. Cependant il est primordial de l’accepter telle qu’elle est. Même si
elle représente une gêne, accueillons-la, elle existe et objectivement elle a
su nous rendre de bons services. L’identifier et la reconnaître est le premier
pas vers cette entreprise de réconciliation, un véritable acte d’amour envers
soi-même. La respiration en conscience peut nous accompagner merveilleusement
dans ce cheminement.
Afin d’illuster ceci, je
vous suggère, la prochaine fois que vous sentirez monter une colère, l’exercice
suivant inspiré des magnifiques enseignements du moine bouddhiste vietnamien Thich
Nhat Hanh:
Prenez un instant pour
vous, ne faîtes rien et ne dites rien, centrez-vous sur vous-même et prenez le
temps de Respirer :
A l’Inspir dites vous intérieurement « Ma colère, je
sais que tu es là », puis Expirez en lui souriant.
Inspirez en lui disant « Je te reconnais et je
t’accueille », à l’Expir dites lui « Je prends soin de toi ».
Pratiquez cette respiration pendant un petit moment, observez,
ressentez ce qui se passe en vous, puis félicitez-vous d’avoir réalisé cet
exercice; ceci est une première étape afin d’établir une nouvelle relation avec
votre émotion colère.
Si nous décidions de classifier les formes de colère en
commençant par celle qui nous bloque le plus d’énergie, nous trouverions :
la colère refoulée (je ne suis pas conscient de son
existence – un gouffre énergétique), la colère contrôlée (je fais tout ce que
je peux pour la garder sous contrôle mais le chaudron de la marmite risque
d’exploser avec force), la colère maîtrisée (je peux exprimer ma colère sans aucune
violence mais de manière affirmée), enfin la colère …disparue (on a travaillé à
la base sur les causes de celle-ci et elle n’a plus de raison d’être).
C’est bien sûr aux deux derniers de ces stades qu’il nous
importe idéalement de pouvoir nous situer.
En utilisant différentes techniques dont la respiration en
pleine conscience, le Rebirth ( ou Respiration Consciente) et bien d’autres
encore, nous pouvons petit à petit recontacter nos matériaux refoulés et
réprimés et exprimer notre colère de façon maîtrisée.
Et pour aller à l’essentiel, nous pouvons travailler sur les
croyances limitantes qui sont à l’origine même de cette émotion, découvrir
qu’elle est en fait dirigée contre nous plutôt que contre des agents
extérieurs, apprendre à directement la désamorcer en transformant le terreau
qui la nourrit.
Aux personnes qui pensent
que leur colère est une partie indissociable d’elles-mêmes et qu’il ne
servirait à rien de s’en séparer, on peut objecter que celle-ci est une très
grande inhibitrice d’énergie et donc de potentiel de vie. La reconnaître et
œuvrer à l’exprimer sans violence tout en s’affirmant est une étape très
constructive ; s’en faire une amie et œuvrer à la transmutation
progressive de cette émotion afin de dégager une montagne d’énergie vitale est
un objectif merveilleux …
Newsletter N°4 - fin mars 2008
Le pouvoir de l'Emerveillement
Le printemps est de retour parmi
nous, entraînant dans son sillage la renaissance de la nature. Les jardins et
les forêts entament un nouveau cycle de vie. Les tiges, rameaux ou branches des
plantes et des arbres qui nous paraissaient presque morts, accouchent de
bourgeons, de feuilles et d’inflorescences, les prairies se couvrent de tapis
de fleurs qui ravissent tous nos sens. Les oiseaux virevoltent de branche en
branche, chantent et sifflent dès le petit matin et égayent nos journées.
Le printemps est une
période privilégiée et grouillante de vie, véritable source d’enthousiasme et
d’inspiration pour qui prend le temps d’observer la nature et de renouer avec
soi-même.
Dans de nombreuses situations, nous
pouvons nous émerveiller au quotidien. S’émerveiller, c’est bien sûr passer un
bon moment avec soi-même et c’est aussi, et avant tout, une attitude positive
face à la vie, celle de choisir de chausser mes lunettes roses plutôt que mes
lunettes noires…. Dans ma vie je peux, à tout instant, trouver la beauté, la
magnificence qui est présente en moi, chez les autres et autour de moi. Pour
cela il me suffit d’être plus en conscience, en présence, en lien avec
moi-même, me reconnecter à mon être intérieur ... et à l’Univers entier. Le
merveilleux est partout, il suffit juste de le découvrir car nous le côtoyons
bien souvent sans l’apercevoir.
Au matin dès le réveil, je peux
choisir de m’émerveiller sur le fait d’être en vie, d’avoir un toit, de la
nourriture et aussi choisir d’avoir de la gratitude pour les lieux où je vais
me rendre et les belles rencontres que je vais effectuer. Je peux
m’enthousiasmer en accueillant une journée ensoleillée ou bien bénir un jour
pluvieux qui sera bienfaisant pour la nature et donc pour l’être humain. Chaque
matin, dès que je m’éveille, je m’émerveille…!
En famille, dans mes activités
professionnelles et dans mes relations, je peux, en y étant attentif, et
au-delà de ce que je crois déjà connaître d’elles, voir la beauté des personnes
qui m’entourent. Nous savons que ce que nous voyons chez l’autre, nous l’avons
en nous ; percevoir la merveille chez l’autre c’est donc aussi reconnaître
et exprimer le côté magnifique et lumineux qui réside en nous. Comme le
dit le proverbe arabe, la beauté n’est-elle pas dans l’œil de celui qui
regarde ?
La vie regorge de situations et
d’événements où je peux m’enthousiasmer : en admirant l’innocence d’un
petit enfant, en observant l’araignée qui tisse sa toile, en ressentant la
douce chaleur du soleil sur ma peau, en me laissant pénétrer par une musique
qui emplit mon âme, en sentant la fragrance d’un bouquet de fleurs, en me
délectant d’un plat préparé avec amour…
Dans un monde où nous assistons, au
niveau énergétique, à la chute des défenses immunitaires de l’être humain,
notre propension à nous émerveiller est un cadeau que nous nous offrons, un
véritable nectar qui nous permet de faire le plein d’énergie vitale.
Donnons nous cette opportunité de
faire de l’espace, en conscience, afin de vivre toujours plus de ces instants
d’émerveillement. Juste à ce moment où je vous écris, madame la merlette remue
à grands coups de bec les parcelles fleuries de mon jardin pour y débusquer des
vers de terre ainsi que les brindilles nécessaires à la construction de son
nid ; j’ai deux alternatives : je peux soit gémir envers ces oiseaux
qui abîment tout et ne respectent rien, soit m’émerveiller devant ce miracle de
la nature en attente de générer la vie. A moi de choisir…et, en ce qui me
concerne, mon choix est déjà fait !
Et vous-même, à ce moment précis,
où pouvez-vous voir la beauté en vous et autour de vous ?
Newsletter N°3 - fin février 2008
La
puissance énergétique des mots
La pensée est une énergie créatrice
et chacune des pensées que j’émets sur moi ou sur la vie engendre, à un moment
ou un autre, un résultat allant dans le sens de cette pensée.
De la même façon, chacun des mots
que j’emploie est porteur d’une énergie, une énergie qui va m’être bénéfique ou
…beaucoup moins bénéfique …selon le ressenti profond qui y est rattaché.
Nous sommes tous les héritiers d’un
système éducatif et culturel dans lequel nous avons puisé et emprunté mots,
expressions, tournures de phrases, tantôt à nos parents, à nos professeurs, aux
médias et à tout ce qui a constitué notre entourage. Ces mots de notre parler
auxquels nous ne prêtons plus attention et que nous utilisons sans même nous en
rendre compte, donnent une coloration à notre vie.
Autant de raisons pour être
vigilants et employer ceux qui nous permettent de ressentir la vie en rose. Les
mots que nous utilisons vont ainsi, soit nous apporter de l’énergie et nourrir
l’Univers dans le sens du vivant, soit être des mots créateurs de maux, des
mots pour maux…!
L’utilisation de certains mots est
particulièrement lourde et impliquante au niveau énergétique. Certaines
personnes « luttent contre » ou « font la guerre » au
stress (par exemple), alors qu’en ayant une autre vision des choses elles
pourraient apprendre à le maîtriser. D’autres voient des problèmes partout dans
leur vie, elles utilisent à répétition des expressions telles « le
problème c’est que … » plutôt que de prendre plaisir aux bons côtés de cette
vie.
Au hit-parade des expressions
ravageuses les « ça me tue » ou « je suis crevé » sont de
véritables programmations où la pulsion de mort s’exprime librement.
Même certaines expressions à
connotation positive sont limitantes. « C’est trop bien » met ainsi
une barrière là où nous pourrions choisir qu’il n’y en ait pas !
Dans le même état d’esprit, les
insultes que nous nous assénons ou dont nous affublons les autres ou la vie ont
un réel impact sur notre vie. Se traiter d’idiot ou de nul chaque fois qu’on
n’a pas atteint un objectif, c’est entretenir un faible capital d’estime de soi
et donc attenter à ce qui n’est autre que notre système immunitaire psychique.
Je vous propose de lire d’abord et
de pratiquer ensuite cet exercice tout simple qui ne va vous prendre que
quelques minutes et qui va illustrer mon propos :
Fermez les yeux, respirez
tranquillement, soyez à l’écoute de votre corps et pensez pendant quelques
secondes seulement au mot « Peur ». Quel est alors votre
ressenti ? Observez ce qui se passe dans votre corps. Puis, les yeux
toujours fermés, faites la même chose avec le mot « Amour ». Il est
très vraisemblable que vous allez vivre des choses fort différentes.
Réalisez alors que, chaque
fois que vous prononcez dans votre vie ces mots « peur » ou
« amour », vous manifestez dans votre corps, à un niveau subtil, ce
malaise ou ce bien-être qui affectent votre être en profondeur et qui vont donc
vous priver ou au contraire vous nourrir d’énergie vitale.
Et cela n’est que la partie
émergente de l’iceberg… En effet vos seules pensées inconscientes constituent
plus de 90 pourcent de toutes vos pensées (celles-là mêmes qui véhiculent tous
vos mots) et tournent en boucle plusieurs milliers ou dizaines de milliers de
fois par jour ; elles amplifient ainsi largement ce processus
d’enrichissement ou d’appauvrissement énergétique de l’être. On peut imaginer
les résultats après des années et des années de ce fonctionnement.
Nos mots et nos pensées
contribuent donc largement à un bien-être énergétique ou à l’instauration d’un
manque de vitalité chronique… !
Nous avons créé notre
langage en épousant en grande partie celui des autres. Gardons tout ce qui nous
fait du bien et ayons la hardiesse de changer ce qui n’est plus à notre
nouvelle pointure. Soyons attentifs à nos mots afin de ne pas nourrir nos maux.
Newsletter N° 2 – Janvier 2008
Retour à la Simplicité
Une nouvelle
année, comme nous le savons, est souvent l’occasion de poser de nouvelles
résolutions que nous mettrons (peut-être, peut-être pas) en œuvre.
Comme nous le
constatons notre société se complexifie de jour en jour, basée sur la croyance
erronée que la simplicité n’est pas naturelle tandis que la complexité est
quelque chose d’ « évolué ». C’est le mythe tenace du progrès et
de son cortège de nouvelles technologies vendues pour soit-disant nous
simplifier la vie et qui, bien souvent, nous la rendent plus compliquée. Or,
s’il est incontestable qu’un certain progrès a pu sortir l’être humain de sa
grotte, lui procurer un toit et une certaine sécurité, ce besoin de pousser
toujours plus loin le « progrès » finit par agir au détriment de
l’homme.
Nous le sentons
parfaitement, l’accumulation de biens matériels et de technologies toujours
plus complexes à utiliser, la quête effrénée de savoir encyclopédique primant
sur l’expérience, l’allongement de la durée de vie plutôt que la qualité de
cette vie, un monde bien souvent stressant où nous ne prenons plus le temps de
souffler, tout ceci ne nous permet pas d’atteindre l’épanouissement et la
sérénité auxquels nous sommes tous en droit d’accéder.
Il nous faut
donc amorcer un retour vers l’essentiel, retrouver un mode de vie plus simple
et respectueux de nos besoins fondamentaux ; il s’agit de favoriser nos
vrais besoins au delà de ceux que nous nous créons avec notre panoplie de
peurs. Nous pouvons choisir de prendre plus de temps pour nous même, de mieux
nous aimer, de mieux honorer notre être essentiel et notre corps au quotidien,
d’être plus en conscience dans nos actes fondamentaux tels respirer, manger ou
marcher. Il est également fondamental que nous soyons vigilant à la qualité de
nos pensées et à la maîtrise de nos émotions, à l’amélioration de notre lien à
la Nature et à notre connexion à la Terre et à l’Univers entier. Tout cela,
plutôt que nous disperser dans tous les sens, à faire des choses qui nous
coûtent en temps et en énergie et qui ne nous nourrissent pas ou peu.
Nous pouvons
nous engager, plutôt que de prendre une hypothétique résolution de nouvelle
année, à passer réellement et tout de suite à l’action et à transformer notre
vie en l’amenant vers toujours moins d’efforts et plus de simplicité. La vie ne
devrait-elle pas être un long fleuve tranquille ?
Quelle est la
décision (même minime) que je décide de vraiment mettre en application, cette
année, afin de renouer avec la simplicité ?
Je vous souhaite
une Année 2008 remplie de Lumière et d’Emerveillement.
Newsletter N° 1 - Novembre 2007
Respirer en Conscience
Après avoir respiré librement au grand air cet été, nous voilà de nouveau à l’approche de l’hiver, parfois plus volontiers installés douillettement dans nos intérieurs que prenant l’air à l’extérieur de chez nous. Pensons-nous alors encore que nous sommes des êtres dotés d’un nez muni de deux narines ? Nous souvenons-nous que, si notre souffle est la plupart du temps le résultat d’un mécanisme physiologique géré en pilote automatique, nous avons aussi cette possibilité de le pratiquer en pleine conscience ?
Ceci peut, à première vue, nous paraître de peu d’intérêt puisque les choses semblent se faire d’elles-mêmes... Alors Conscience or not Conscience ? Loin d’être négligeable, cette autre façon de capter l’air et son énergie change tout : quand je pense à mon inspir et quand je pense à mon expir, mon souffle prend une toute autre dimension, je passe la vitesse Ressourcement et je recharge puissamment tout mon Être. Peut-être avez-vous déjà, lors d’une séance de yoga, de qi qong ou de rebirth, ressenti ce plaisir à prendre en vous toute cette énergie que la vie vous offre, pris plaisir à relâcher les tensions indésirables qui vous habitaient ? N’étaient-ce pas là des instants privilégiés ?
Ces moments-là, nous pouvons les reproduire à volonté : respirer en conscience à certains moments de notre journée, c’est effectuer un intense travail de recharge de nos batteries. C’est aussi prendre de l’avance sur nos nuits : l’expérience le montre, plus nous sommes dans la conscience de notre souffle et plus nos besoins de nous ressourcer dans le sommeil diminuent, nous avons, en quelque sorte, déjà effectué une partie du travail de ressourcement énergétique qui incombe à nos nuits…
La respiration en conscience est une fonction fondamentale, elle nourrit en profondeur notre corps physique et son bouclier éthérique, elle touche intimement à notre mental et à nos émotions, c’est enfin le processus garant de notre bonne connexion à la Terre et à l’Univers tout entier.
Alors qu’attendons-nous pour respirer en conscience et jouir de ce plaisir le plus souvent possible dans notre existence ? Comme le dit si bien le moine bouddhiste Thich Nhat Hanh : « sous le soleil de la conscience chaque pensée ou action devient sacrée ». Il est vrai qu’une seule minute de souffle conscient par jour est, à n’en pas douter, un acte sacré pour soi-même et c’est déjà se donner les moyens d’acquérir une sacrée vitalité… !
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